L’Histoire des pandémies et de la façon dont elles affectent les sociétés tend à indiquer que l’actuelle épidémie de COVID-19 sera la source d’une nouvelle tendance hygiéniste qui pourrait impacter notre mode de vie dans les années à venir.

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Revenons sur les pandémies historiques. Quand au XIVème siècle la Peste Bubonique frappe l’Europe, sa propagation est rapide à cause du manque de mesures d’hygiène, de la malnutrition et de la forte densité de population dans les villes. Il est communément admis que la propagation de la maladie fut stoppée grâce à la mise en place rapide de sites de quarantaine. La population des villes partait pratiquer la quarantaine dans des zones moins densément peuplées et on ne quittait pas les sites de quarantaine, sauf urgence. L’amélioration du cadre de vie urbain consistait alors au nettoyage des zones les plus sordides et les plus négligées ainsi qu’au nettoyage des logements urbains, exigus et délabrés pour la plupart. Enfin, cette amélioration s’est manifestée par la conception d’espaces publics plus vastes permise par l’expansion urbaine.

Quelques siècles plus tard, La Fièvre Jaune (XVIIIème siècle) et les maladies véhiculées par l’eau, comme le Choléra au XIXème, et le Typhus au XXème siècle, ont été la source de réformes urbaines majeures. Par exemple, la collecte des ordures et la construction d’infrastructures de traitement ont été lancées pour assainir les villes. Cela affecta directement les proportions du réseau des rues: on construisit de larges boulevards et des allées avec des systèmes d’égouts modernes, l’eau courante pour les habitations, des systèmes de traitement de l’eau. Ainsi, l’on pouvait éviter la contamination par vibrio cholerae et mettre à disposition une eau propre à la consommation, utilisée pour les sanitaires ou le lavage des mains. Cela a mené au découpage des villes en zones pour la planification des égouts et de l’eau courante ainsi qu’à la séparation des zones industrielles et résidentielles.

Puis, au XXème siècle, la Tuberculose a particulièrement touché les bidonvilles. En effet, les malades contaminaient alors entre 10 et 15 autres personnes par an, via la toux, les éternuements, la parole et les crachats. Il devint alors crucial de réduire la densité de population et de renforcer les politiques d’urbanisation des zones de bidonville. Il fallait également arrêter la construction de bâtiments mals ventilés, sans fenêtres ni installations sanitaires et sans mesures de sécurité anti-incendies appropriées. 

Enfin, la pandémie de Grippe Espagnole au début du XXème siècle permit de mettre en lumière des différences dans les taux d’infection entre les villes et les zones rurales, entre les classes sociales ainsi qu’entre les sexes. Les urbains avaient de plus grandes chances d’être contaminés à cause du manque de distanciation sociale. Cependant, cela était fortement dépendant de la présence ou non d’une immunité développée lors de la première vague de l’épidémie. De plus, les inégalités sociales se matérialisaient par une plus forte mortalité chez les couches les plus pauvres. 

D’après les statistiques de l’époque, la Grippe Espagnole touchait plus les hommes que les femmes. Cela s’explique par l’exposition moindre des femmes au virus puisqu’il était alors commun qu’elles restent au foyer. Mais par ailleurs, dans les pays en voie de développement, les femmes étaient exposées à de plus grands risques que les hommes à cause de déficiences immunitaires causées par la malnutrition et du fait qu’elles avaient souvent à s’occuper des malades.

Face à ces pandémies historiques, les premières mesures implémentées par les pays touchés pour le soin des malades furent d’ordre environnemental plutôt que médical. Les sites de quarantaines étaient choisis pour être les plus hygiéniques possible et avec un important accès à la lumière naturelle et à la circulation d’air frais. Par la suite, au début du XXème siècle, l’architecture moderniste encourage le bien-être et un mode de vie sain pour les occupants des bâtiments. Le verre, l’acier et le béton armé étaient utilisés avec de nouvelles méthodes innovantes de construction dans le cadre du courant minimaliste. 

Le professeur Paul Osmond de l’UNSW explique: “L’idée était d’atteindre la propreté et une forme épurée en se débarrassant de toute fioriture et ornementation qui ramasseraient la poussière. De plus, laisser pénétrer plus de lumière dans l’habitat permet de tuer les bactéries.” D’après des architectes tels que Alvar Aalto et Le Corbusier, le corps humain, l’air et le soleil devraient être les points centraux d’un design.  Comme l’architecte suisse Le Corbusier déclarait: “Une maison n’est habitable que lorsqu’elle est remplie de lumière et d’air.

Aujourd’hui encore, le COVID-19 nous met face à nos lacunes. De par la nature du virus, la population a été incitée à rester à domicile et à pratiquer le travail à distance lorsqu’il était possible, afin d’empêcher la propagation de la maladie. Le virus peut être transmis sans symptôme apparent par la toux, les éternuements, la parole et par le contact avec des surfaces contaminées si l’on porte la main au visage. La pratique de la distanciation sociale, l’usage de masques et de gants, une bonne hygiène et un lavage de main appropriés sont devenus cruciaux pour rester en bonne santé. Cette situation a causé une chute dans l’usage des transports en commun et une augmentation de l’usage de la voiture, du vélo et de la marche pour aller au travail. Le public a pris conscience de la perte de temps quotidienne dans les transports en commun et a changé sa perception de ce qui constitue un espace où l’on se sent en sécurité.

Des études révèlent qu’avec les nouveaux comportements acquis durant la période de distanciation sociale, les citoyens ont tendance à plus rester dans un périmètre restreint autour de leur quartier. Cela soulève donc la question de l’état du quartier et de la qualité des services qu’il fournit à ses habitants. Il devient donc encore plus important de planifier des espaces de loisirs, des centres commerciaux et des bâtiments publics qui soient à distance de marche ou de vélo plutôt que de forcer le déplacement en transport en commun. D’après moi, c’est cela le nouvel hygiénisme.

Écrit par Cansu Pylkkänen pour Chroniques Urbaines

Traduction Adrien Elbaum

 

 

Références:

https://www.latimes.com/entertainment-arts/story/2020-04-22/coronavirus- pandemics-architecture-urban-design 

https://bonjourparis.com/history/the-genius-of-haussmann-paris-urban-planning-in- the-19th-century/ 

https://slate.com/business/2020/04/coronavirus-architecture-1918-flu-cholera- modernism.html 

https://www.washingtonpost.com/business/2020/04/09/wework-shared-office-space- coronavirus/ 

https://www.city-journal.org/cities-and-pandemics-have-long-history 

https://www.theatlantic.com/technology/archive/2020/06/pandemic-suburbs-are-best/ 613300/ 

https://www.buildaustralia.com.au/news_article/design-of-buildings-and-cities- expected-to-change/